Photos de salariés : que peut-on publier après un séminaire ?
Le séminaire s'est bien passé, les photos sont réussies, et la communication veut les publier sur LinkedIn dès lundi. Avant cela, quelques règles simples évitent les mauvaises surprises.
Mis à jour le 1er octobre 2026
Être salarié ne vaut pas accord
Un salarié garde son droit à l'image au travail. Le fait d'avoir participé à un séminaire, ou d'avoir souri au photographe, ne suffit pas à autoriser l'entreprise à publier sa photo. Il faut un accord écrit qui précise les supports (intranet, site, réseaux sociaux, plaquette), le but et la durée.
Deux précisions utiles :
- Une clause générale dans le contrat de travail est fragile. Un accord donné une fois pour toutes, pour tout usage et sans limite de durée, a peu de chances d'être jugé valable. Mieux vaut une autorisation par événement ou par campagne.
- Le salarié doit pouvoir refuser sans conséquence. Compte tenu du lien de subordination, un accord obtenu sous pression ne vaut rien. Il doit aussi pouvoir changer d'avis.
Interne et externe : deux niveaux de risque
| Usage | Niveau de vigilance |
|---|---|
| Diaporama projeté en fin de séminaire | Faible. Il reste entre participants. |
| Intranet, messagerie interne | Modéré. Prévenez les équipes et retirez une photo sur simple demande. |
| LinkedIn, site internet, offre d'emploi | Élevé. Diffusion publique et durable : un accord écrit par personne reconnaissable. |
| Publicité, plaquette commerciale | Élevé. Usage commercial, accord précis indispensable. |
Le problème qui arrive toujours : les départs
Une photo de groupe publiée aujourd'hui sera encore en ligne dans trois ans. Entre-temps, des personnes auront quitté l'entreprise, parfois en mauvais termes. Un ancien salarié peut demander le retrait de son image, et une photo de vingt personnes devient inutilisable à cause d'une seule.
C'est la raison pour laquelle beaucoup d'entreprises finissent par ne publier que des photos de mains, de dos et de salles vides, ce qui ne raconte rien de l'événement.
Une méthode qui tient dans le temps
- Avant l'événement, annoncez qu'il y aura des photos et à quoi elles serviront. Proposez un signe simple pour ceux qui ne veulent pas apparaître (un tour de cou d'une autre couleur, par exemple).
- Pour les portraits et les photos mises en avant, faites signer une autorisation écrite et datée, limitée dans le temps.
- Pour les photos d'ambiance et de groupe, où il est irréaliste d'obtenir vingt signatures et de les suivre pendant des années, anonymisez les visages.
- Tenez une liste des photos publiées et de leur date de retrait prévue.
Anonymiser sans gâcher la photo
Flouter vingt visages donne une image que personne ne voudra publier. Remplacer chaque visage par celui d'une personne qui n'existe pas conserve ce qui fait la valeur de la photo : l'énergie du groupe, les expressions, le lieu.


Photo d'illustration. Les personnes représentées n'existent pas.
Deux limites à connaître. D'abord, le visage n'est pas tout : un badge nominatif, un tatouage ou une légende qui cite les prénoms permettent encore d'identifier quelqu'un. Ensuite, une photo aux visages remplacés est une image modifiée par intelligence artificielle, ce qui doit être indiqué lors de sa diffusion. Nomia incruste par défaut la mention « Visages anonymisés par IA ».
Essayer sur vos propres photos
Nomia remplace chaque visage par celui d'une personne qui n'existe pas, en gardant l'ambiance, les expressions et le décor. Chaque photo est vérifiée par une personne avant livraison.
3 € HT la photo, commande minimale de 19 € HT, livraison sous 2 jours ouvrés.
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Sources
- Service-Public.gouv.fr, « Droit à l'image et respect de la vie privée »
- CNIL, le règlement général sur la protection des données (RGPD)
Ce guide donne une information générale à la date du 1er octobre 2026. Il ne remplace pas un conseil juridique adapté à votre situation. Nomia réduit fortement le risque d'identification par le visage, sans garantir à lui seul votre conformité au droit à l'image ou au RGPD : voir nos règles d'usage.